Le silence de la montagne n'est pas une absence, c'est une rencontre.

Lorsque Kika m’écrit à l'automne, il est finalement assez peu question de montagne. Après le Tour du Mont-Blanc et la Haute Route entre Chamonix et Zermatt, une seule idée nous anime : repartir ensemble. Il ne reste plus qu’à choisir le décor.

Cette année, ce sera sur mes Terres en Vanoise. Le Tour de la Grande Casse, au cœur du premier Parc national français, nous offre le plus haut sommet de Savoie

Tout le monde arrive finalement un jour plus tôt que prévu. Loïc vient les chercher à Genève et, quelques heures plus tard, nous nous installons dans notre appartement dominant le lac de Tignes. La station est presque vide. Les dernières neiges habillent encore les sommets. Et puisque nous sommes là, nous partons marcher.

La première boucle s’improvise au fil de l’eau. La Gouille des Salins ruisselle comme un rideau de gouttelettes sur la falaise. Plus bas, le lac du Chevril garde sous ses eaux la mémoire de l’ancien village. Suman, curieuse, observe tandis que Jonny ralentit déjà, attendant cette lumière que lui seul semble avoir repérée avant de déclencher son appareil.

 

Le lendemain, nous quittons La Gurraz. La forêt cède progressivement la place aux alpages, puis aux derniers névés qui résistent encore à l’été. Le vert des prairies tranche avec le blanc du glacier de la Martin. La montagne déploie toute sa palette de couleurs.

Au retour, nous nous arrêtons chez Anémone, la dernière productrice du Persillé de Tignes. Kika oublie presque son sac devant les fromages. Chez elle, chaque spécialité locale devient une histoire à comprendre, un visage à rencontrer, un goût à retenir.

Le soir, la randonnée change simplement de forme autour de « la Bonne Table de Nico ». Le Persillé, découvert quelques heures plus tôt, retrouve naturellement sa place dans les lasagnes. Les escargots, ramassés et préparés avec ma fille à Tignes, ouvrent le repas. Les discussions, elles, continuent bien après le cheesecake maison, naturellement.

Le troisième jour, nous quittons Tignes pour entrer dans le Parc national de la Vanoise. La Grande Casse apparaît entre deux éclaircies, puis disparaît derrière la brume. Depuis le début du séjour, elle se montre par fragments, comme si elle choisissait elle-même le moment où elle accepterait de se dévoiler.

Puis la montagne reprend la main.

Les avalanches de l’hiver ont bouleversé les sentiers. Un premier panneau d’interdiction apparaît. Puis un deuxième. Puis un troisième. L’itinéraire prévu n’existe plus. Jonny hausse les épaules : « Au moins, personne ne prendra le même chemin que nous. » Kika se rapproche déjà de la carte. Quelques minutes plus tard, nous marchons dans une autre direction.

Nous grimpons vers une petite chapelle posée au-dessus des gorges, suivons un vieux balisage presque effacé, traversons des pierriers, retrouvons un passage oublié. Le détour nous offre une montagne plus sauvage que prévu.

Au Plan Fournier, nous posons les sacs dans l’herbe. L’eau coule entre les chalets. Le hameau semble suspendu hors du temps. Nous pique-niquons là, simplement, avant de rejoindre Pralognan autrement que prévu.

Plus tard, une habitante nous demande en souriant de lui rapporter un peu de fougère si nous en trouvons. Nous jouons le jeu. Lorsqu’elle nous revoit les bras chargés, son visage s’illumine. Elle nous entraîne aussitôt chez une petite productrice de fromage de chèvre que je ne connaissais pas encore.

Parfois, le voyage commence vraiment là où la carte s’arrête.

Cette journée mouvementée laisse une idée derrière elle. La via ferrata, simplement évoquée comme une option, trouve naturellement sa place le lendemain.

Marius, un ami guide de haute montagne, nous rejoint au pied de la falaise. Face au vide, Catherine hésite. Nous essayons quelques mètres. Les bras se crispent, les jambes parlent avant les mots. Elle choisit de retrouver le groupe un peu plus loin. Personne n’insiste. Quelques tyroliennes plus tard, les rires traversent la vallée et tout le monde se retrouve au même point.

Nous reprenons les sacs en direction du refuge de la Vanoise. Le lac des Vaches reflète l'Aiguille de la Vanoise. Ariane, plus discrète au départ, trouve peu à peu son espace dans cette équipe déjà soudée. Suman continue de s’émerveiller. Jonny garde un œil sur la lumière. Son humour pince-sans-rire arrive toujours au bon moment.

Le cinquième matin commence avant le jour.

À cinq heure il fait toujours nuit, le refuge dort encore lorsque nous suivons Jérémy, un autre ami guide. Les frontales découpent les premiers pas. Plus haut, la neige devient glace. Les crampons mordent le glacier. Encordés, nous avançons vers la Pointe de la Réchasse. Le vent souffle fort. Les conversations disparaissent.

Au sommet, personne ne cherche ses mots. Une gorgée de génépi nous réchauffe face aux glaciers de la Vanoise.

L’après-midi, nous rejoignons le refuge de la Leisse. Félix nous accueille alors que l’ouverture officielle n’aura lieu que le lendemain. Nous sommes seuls. Seuls pour le dîner. Seuls au lever du soleil. Seuls autour d’un café pris dehors face aux montagnes encore silencieuses.

Le dernier jour, la neige ralentit notre retour vers Tignes. Un pas porte, le suivant s’enfonce. Le rythme baisse naturellement. Catherine retrouve son énergie dès que les névés s’effacent. Nous gagnons la crête de Fresse.

Pour la première fois, la Grande Casse se dévoile entièrement derrière nous. Devant, Tignes réapparaît. Nous retrouvons le sentier de notre première randonnée. La boucle est bouclée.

Une dernière bière au Marmot Arms, puis une dernière soirée autour de ma Bonne Table prolongent encore un peu l’aventure.

Le lendemain matin, le groupe s’éparpille une dernière fois autour du lac pendant que je referme doucement l’appartement. Loïc arrive. Les sacs retrouvent le coffre du minibus. Quelques accolades. Un dernier regard vers les sommets. La Grande Casse est toujours là. Immobile.

Nous, en revanche, repartons avec une histoire de plus à raconter.

En espérant toujours vous faire rêver un peu plus loin...

Paul M. (France)

Absolument incroyable !

Une semaine absolument incroyable organisée par Nicolas le grand créateur d’émotions. Tout était parfait, chaque note d’attention chantaient jusqu’au huîtres en haut des pistes ! La perfection est un détail, mais Nicolas l’a bien compris, chaque détail font la perfection. Tout est possible et tout est réalisable par ce grand guide au grand cœur. Il n’y a pas de mot pour exprimer certaines émotions, c’est donc à vous de vous laisser guider pour les vivre. Je recommande à 1000%.

Nick D. (Angleterre)

Excellents conseils !

Nous sommes un groupe familial de six personnes et, pour la deuxième année consécutive, nous revenons à Tignes et réservons trois jours avec Nico. À chaque fois, nos vacances au ski ont été exceptionnelles. Grâce à ses excellents conseils et à ses analyses techniques détaillées, illustrées par des vidéos individuelles, nous avons non seulement progressé, mais nous avons aussi découvert des coins de la station que nous n’aurions jamais connus autrement, loin de la foule, dans une neige de première qualité et au cœur d’une nature magnifique. Il s’adapte à tous les niveaux et nous encourage à progresser. C’est un guide passionnant et divertissant, plein d’anecdotes et de connaissances. Avec Nico, vous êtes entre de bonnes mains. Nous reviendrons l’année prochaine, espérons-le, non seulement pour de nouveaux cours, mais aussi pour des randonnées à ski et des balades en raquettes, accompagnées de sa liqueur maison Ginepi et de son alcool de pomme de pin.

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